[FIC] La reniggate

Albinoel

Pilier
- C’est bon, Madame, tout est en règle. Bon après-midi, madame Clémence Dubois, rajouta malicieusement la fonctionnaire de la préfecture, un sourire complice aux lèvres.

Clémence Dubois remercia la fonctionnaire et alla s’asseoir dans une salle d’attente pour voir ses nouveaux papiers d’identité. Elle ne put réprimer un sourire. Quand elle jeta les anciens, affublés de cet inélégant « Fatoumata », dans une poubelle bien pratique, elle se sentit libérée d’un poids mort. Exactement comme lorsqu’elle s’était débarrassé de cet encombrant « Koungoulba », il y a deux ans de cela. Fatoumata Koungoulba était devenue Clémence Dubois. Ça y est, se disait-elle, je suis une vraie Française désormais, et son cœur s’emplissait d’allégresse.

En redescendant l’escalier en colimaçon du bâtiment de préfecture, Clémence passa sa main dans sa lourde chevelure brune, et se dit qu’il serait temps de refaire son lissage brésilien. Ce serait peut-être l’occasion, se dit-elle, de tenter une teinture plus claire, pour rendre ses cheveux auburn. Elle avait déjà testé, il y a quelques années de cela, une teinture blonde platine, mais ça ne lui avait pas plus. Loin d’adoucir le teint très sombre, presque noir, de sa peau cuivrée, le jaune clair avait créé un contraste saisissant, soulignant plus encore que le brun ses origines. Cette fille du Mali avait compris que, blonde ou non, elle ne pourrait pas empêcher cela. Elle était donc revenue au brun, pour ne plus ressembler à une vulgaire bimbo de télé-réalité. Son idéal, à elle, c’était Chanel, Yves Saint-Laurent, l’élégance à la française, pas les vulgaires déficientes qui passent le soir sur M6 ou sur NRJ12.

Depuis, elle avait testé une multitude de produits blanchissants, et elle avait l’impression que, malgré tout, ses traits s’étaient un peu éclaircis. Un petit coup de bistouri l’avait débarrassée de son nez empâté, remplacé par une version plus occidentale ; cependant, elle n’osait pas en faire plus avec la chirurgie, car la jurisprudence Michael Jackson avait montré les limites de cette méthode. Non, quelques produits éclaircissants, un petit tour chez le coiffeur, c’était déjà très bien.
 

Albinoel

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- Merci Fatou… euh, Clémence, reprit maladroitement un homme d’une cinquantaine d’années, un Blanc, aux cheveux grisonnants, déjà chauve sur le dessus du crâne.
- Ce n’est rien, sourit Clémence, prenant bien soin d’articuler le « r » de « rien ».

Cependant, alors qu’elle déverrouillait sa Clio 3 pour retourner chez elle, Clémence sentait, savait bien, que ce n’était pas rien. Son collègue Régis, qui travaillait avec elle depuis qu’elle était arrivée au bureau il y a déjà cinq ans, l’avait toujours connue comme étant Fatoumata. De même que Sandrine, la jolie blonde de l’accueil qui sentait bon la lavande, de même que Jean-Pierre, son collègue de bureau, un quarantenaire qui la faisait rougir (intérieurement) quand il lui parlait avec son ton un peu paternel, bienveillant, de même que le glacial André, leur patron, avec son undercut de nazi toujours impeccable, son regard froid et dur et sa poignée de mains ferme et distante. Même Clément, le nouveau stagiaire, un étudiant à l’air perdu qui lui avait donné l’idée de son nouveau prénom, l’avait toujours appelée Fatou. Non, se disait-elle, ils ont beau tous faire des efforts, je suis toujours Fatoumata à leurs yeux, je vois qu’ils me voient toujours en Fatoumata, et ils voient que je vois qu’ils me voient en Fatoumata. Il fallait changer de travail. Un nouveau travail pour un nouveau départ.

De retour dans son appartement, Clémence sortit le bœuf bourguignon qu’elle avait laissé à mijoter le matin, et le mit sur le feu. Pendant que sa casserole chauffait tranquillement, elle déplia son MacBook et alla rechercher les offres d’emploi. Clément lui avait parlé d’un de ses camarades de promo, qui faisait son stage dans une entreprise dans un domaine assez proche. Malheureusement, c’était à quarante kilomètres de chez elle. Elle chercha des postes plus près, dîna, reprit ses recherches en mettant du Jacques Brel en musique de fond pour se détendre. Finalement, la jeune femme décida de déménager.
 

Albinoel

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Arrivée dans son nouveau logement, Clémence Dubois entreprit de monter ses valises. Comme elle n’avait pas grand-chose, elle n’avait pas fait appel aux services de déménagement mais avait simplement loué une camionnette. Cependant, lorsqu’il fallut monter toutes ces caisses et ces valises à son nouvel appartement au deuxième étage, Clémence commença à regretter son choix.

Alors qu’elle en était à son troisième ou quatrième aller-retour, épuisée, la porte en face de la sienne s’ouvrit. Dans l’encadrement, un jeune homme d’une trentaine d’années, blond aux yeux bleus de type germanique, grand, à la mâchoire carrée, athlétique, apparut. Il était vêtu d’un simple short et d’un marcel qui révélaient sa musculature saillante.
- Bonjour Mademoiselle, vous êtes en train de déménager ? demanda-t-il d’une voix mâle et assurée.
Clémence tressaillit à la vue d’un tel Apollon.
- Euh… oui, oui, bonjour, je suis votre nouvelle voisine de pallier…
- Voulez-vous de l’aide ? demanda le jeune homme.
- Euh… je ne voudrais pas vous déranger…
L’athlète aux mâchoires carrées sourit et suivit Clémence à sa camionnette. Il souleva les caisses sans problème, et, après quelques aller-retours, le déménagement était terminé.
- Vous m’avez rendu un service i-ne-sti-mable, susurra Clémence. Je ne saurais comment vous remercier, ajouta-telle avec des yeux de biche.
- Ce n’est rien, ce n’est rien.
- Peut-être pourrais-je vous inviter à prendre le thé chez moi la semaine prochaine ?
L’homme parut surpris de la proposition, mais accepta. Ils échangèrent leurs numéros de téléphone, et Clémence lui fit la bise avant d’entrer dans son nouvel appartement. Ils avaient tous les deux transpiré du fait de leur effort en ce temps estival, et Clémence sentit son odeur se mêler à la sienne. Tout ceci lui semblait… animal.
 

Albinoel

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La semaine suivante, Clémence avait totalement aménagé son appartement, comme le précédent, en prenant bien soin de rendre le tout harmonieux. Toute la semaine, elle avait pensé à son bel Apollon, qu’elle voyait par le judas chaque fois qu’il rentrait ou sortait de chez lui. Dès qu’elle entendait un bruit dans l’escalier ou un bruit de porte, elle allait voir par le judas, mais n’osait jamais sortir quand c’était lui. Elle avait mis un peu de parfum – pas trop – et un peu de musique classique. Quand finalement son voisin arriva à l’heure convenue, elle l’accueillit. C’est le moment de vérité, se dit-elle. Il faut qu’il ait une bonne impression dès le début.

Le jeune homme ne fit pas de commentaires, et s’installa.
- Je me rends compte que nous ne nous sommes même pas échangé nos noms.
- Clémence, fit-elle, toute sourire.
- Enchanté. Moi, c’est Clovis.
- Comme le roi des Francs ?
- Euh… oui. C’est qui, sur ce portrait accroché au mur ?
- Oh, oui, qui ça peut bien être ? fit Clémence avec un sourire malicieux.
- Non, mais je ne sais vraiment pas.
Clémence regarda son invité d’un air interloqué.
- Vous plaisantez.
- Non, non, vraiment, c’est qui ?
- Bah, c’est le général de Gaulle…
- Ah, il ressemblait à ça… et pourquoi vous avez un portrait du général de Gaulle dans votre appartement ?
- Je suis une grande admiratrice, vous savez. Je pense qu’il est très important de garder un lien étroit avec notre histoire et nos racines, ajouta-t-elle.
- Euh, oui, évidemment.
Clémence commença à douter. Avait-elle fait mauvaise impression ? Son charmant invité la prenait-il pour quelqu’un de ringard, de dépassé ? Elle ne voulait pas laisser un blanc s’installer dans la conversation, il ne fallait surtout pas instaurer de malaise. Elle reprit donc le fil en lui proposant de lui raconter son histoire et pourquoi il vivait ici, et il lui demanda en retour ce qu’elle était venue faire. Comme ils ne se connaissaient pas, ils avaient beaucoup à se dire, et leur conversation fut riche et agréable. À la fin, Clémence lui proposa de revenir la semaine prochaine. Clovis sembla gêné, comme s’il ne voulait pas la contrarier. Finalement, ils décidèrent de se revoir toutes les deux semaines à l’heure du thé. C’est ainsi que, au fil des mois suivants, Clémence et Clovis commencèrent à faire plus ample connaissance.
 

Albinoel

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Après environ un an, Clémence était totalement éprise de son beau voisin. Chaque fois qu’elle le revoyait, toutes les deux semaines, ses yeux étincelaient, elle se voyait enlacée dans ses bras forts et protecteurs. Elle se voyait déjà porter ses enfants, de beaux enfants qui, comme lui, auraient ces traits volontaires, ce charisme, cette peau claire. Cependant, lui, s’il semblait moins mal à l’aise qu’au début, et qu’une forme de complicité amicale était née entre eux, ne semblait pas plus intéressé que ça. Clémence ne pouvait ne pas voir cette réalité qu’elle essayait pourtant d’ignorer : il était bien plus probable, au vu de sa calme placidité, qu’il n’acceptait ces rendez-vous bimensuels que pour entretenir de bonnes relations entre voisins que parce qu’il était intéressé par elle. Le temps passant, les espoirs de Clémence se changeaient en incertitude, puis l’incertitude se changea en crainte. Finalement, n’y tenant plus, Clémence commença à lui faire ouvertement la cour. Clovis la repoussa cordialement, puis, face à son insistance, tenta de se soustraire à son encombrante sollicitude. Clémence, voyant que la situation lui échappait, tenta le tout pour le tout, un jour où ils avaient pris le thé et où il allait prendre congé. Elle le retint en prenant la main dans la sienne, et l’appela par son prénom d’une voix chargée. Clovis se retourna, surpris, et resta figé face à son ardent regard. Clémence le prit alors par la taille et l’embrassa par surprise. Clovis se défit de son étreinte, s’essuya les lèvres et sembla se fâcher. Clémence tenta de le retenir, mais, impuissante, céda, et lui demanda pourquoi elle n’avait pu le conquérir.
- Eh bien… vois-tu, nous sommes tellement… différents…
- Différents ? Pourquoi ?
Clémence feignit la tranquillité, mais son cœur était ébranlé. Différents. Se pouvait-il que son bel Apollon fut un vulgaire raciste ?
- Tu sais bien, Clémence. Trop de choses nous séparent.
- Tu veux dire, reprit-elle le souffle coupé, que c’est parce que…
- Oui.
- … je suis trop vieux jeu.
- Non.
- C’est une question de tempérament, alors ?
- Non.
- Une… mon métier, peut-être ?
- Non, Clémence, tu sais très bien, fit-il, embarrassé.
Clémence haussa les épaules.
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
Clovis fit une moue, puis voulut à nouveau partir.
- Si ce n’est pour ne plus nous voir jamais, fit Clémence, tu peux être entièrement sincère. Je te promets que je ne t’en voudrais pas. Je ne comprends pas, je veux simplement comprendre, ajouta-t-elle honnêtement.
Clovis hocha gravement la tête. Il sembla hésiter, se décider, puis finalement, lâcha :
- Je suis un partisan du Front National.
Clémence haussa les sourcils.
- Je ne vois pas le problème. Moi aussi.
- Clémence, je ne veux pas que mes fils soient de petits Kirikou.
- Pourquoi le seraient-ils ?
- Je ne vais pas te faire un dessin, Clémence. Bonne journée.
Et Clovis disparut sur le pas de la porte. Clémence resta là, interdite. Elle ne comprenait pas. Était-ce donc cela, le racisme ?
 

Albinoel

Pilier
Depuis ce jour, Clémence rumina de sombres pensées pour Clovis. Son amour s’était transformé en haine, mais pas complètement. Elle ne pouvait pas supporter l’idée de ne plus jamais lui parler, et cela se traduisait par une volonté de lui faire payer son mépris, idée qui la réjouissait tant par la perspective de la revanche que par celle de garder une forme de contact avec lui, aussi négatif soit-il. Elle se rappela d’une antique technique de vengeance, qui se transmettait de bouche à oreille sur d’obscurs forums de discussion. Avec soin, elle confectionna un disque de pisse. Elle guetta les signes de vie sur son palier, puis, quand elle vit Clovis sortir de chez lui, elle sortit de son congélateur le disque, alla rapidement sur le pallier, et, à travers le fin espace entre la porte de chez Clovis et le sol, lança le disque tel un frisbee. La chose glissa silencieusement, et un « tac » sec l’avertit qu’elle avait cogné un mur quelconque. Satisfaite, elle rentra chez elle. C’est alors qu’une idée lumineuse foudroya son esprit : brusquement, elle se retourna, et dévala les escaliers de son appartement. Arrivée au rez-de-chaussée, elle alla à la loge de la concierge. Une femme de trente-cinq ans environ, typé maghrébin, les yeux rouge, le visage creusé et la mine vaguement perdue, lui ouvrit. Samira, la concierge de l’immeuble, était une femme débonnaire et bienveillante, quoique trop portée sur l’alcool et le tabac. Clémence, qui tenait à être toujours irréprochable, l’avait toujours traitée respectueusement, lui parlait régulièrement, et les deux jeunes femmes étaient devenues amies. Samira s’entendait bien avec la plupart de l’immeuble, y compris Clovis, et son cerveau embrumé faisait qu’elle était assez lunatique pour ne s’étonner de rien et ne jamais se poser de questions. C’était la personne idéale. Un instant après avoir eu l’idée de son nouveau plan, Clémence avait immédiatement pensé à elle.
 

Albinoel

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C'est à quel moment que tu me crédites pour la coréalisation du script ??
Effectivement, c'est une fic collaborative dont le scénario est le fruit d'une collaboration artistique entre PoulpeDeNoel et votre serviteur. :oui: Je remercie notamment Poulpe pour avoir donné une dimension morale et politique nouvelle à cette aventure artistique ma foi fort sympathique. Mais place au récit.

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Lorsque Clovis rentra, plusieurs heures s’étaient écoulées. En cette période d’été, il était certain qu’il aurait du ménage à faire, désormais. Clémence le surveilla avec plaisir à travers le judas, le vit tourner la clef dans sa serrure, insouciant. Puis, en entrant, il poussa un « quoi ? » mi-surpris, mi choqué, et courut à l’intérieur. Clémence étouffa un fou rire. De là où elle était, elle entendait distinctement les réactions de Clovis, d’abord choqué, puis surpris, ensuite interrogateur, et enfin, en colère. Il ne mit pas très longtemps à comprendre plus ou moins ce qu’il s’était passé. Clémence le vit, rouge de colère, fondre sur sa porte, et frapper frénétiquement pour qu’elle ouvre. Il était si énervé qu’elle prit presque peur.

Clovis ne décolérait pas, restant sur le palier, faisant parfois des allers-retour dans son appartement, puis revenant pour frapper encore plus fort à la porte de chez Clémence. C’est alors que Samira, montant tranquillement l’escalier, lui demanda ce qu’il se passait. Montrant du doigt l’appartement de Clémence, l’homme en colère explosa :
- Cette pute a trouvé un moyen de répandre de la pisse dans mon appart, je sais pas comment elle a fait ! expliqua-t-il inélégamment.
Samira entra pour voir et ressortit. Elle alla à la porte de Clémence, et toqua. Face à l’absence de réponse, elle toqua plus fort, et appela : « Clémence ? » Finalement, elle haussa les épaules.
- Tu vois bien qu’elle n’est pas là.
- Mais comment elle a fait ça ?
- Elle a utilisé la technique du disque de pisse.
- La technique du… quoi ?
Samira haussa de nouveau les épaules.
- Cela fait un moment que je suis concierge, j’en ai vu d’autres tu sais. C’est une technique de vengeance assez ingénieuse, qui était plus répandue il y a quelques années ceci dit.
Clovis lui demanda de lui en dire plus, et Samira lui expliqua le fonctionnement de la technique. Clovis, malgré son appartement à nettoyer, ne put s’empêcher de sourire face à l’ingéniosité du processus.
- Eh bien, au moins, nous serons à armes égales désormais.
- Ah non ! Vous n’allez pas vous y mettre, vous aussi ! J’ai déjà suffisamment de problèmes à régler dans ce fichu immeuble ! J’ai tellement bavé de ces bêtises dans mon immeuble précédent ! Et encore, le disque de pisse, ce n’était que la version débutante…
Clovis parut soudain extrêmement intéressé.
- Et quelle était la version avancée ?
Samira prit quelques secondes pour répondre, puis, dans un soupir :
- Il y avait plusieurs variantes. Par exemple, le disque de sperme…
Clovis hocha la tête silencieusement, en faisant une moue impressionnée.
- Il y a des ces fous, je ne vous dis pas… vous n’avez encore rien vu. Bonne journée malgré tout.
Samira redescendit l’escalier, et Clovis resta un moment sur le palier, un sourire machiavélique aux lèvres, puis il rentra chez lui sans dire un mot de plus. Clémence quitta son poste d’observation et retourna sur son ordinateur pour prendre une semaine de congés.
 

Tigrou

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Effectivement, c'est une fic collaborative dont le scénario est le fruit d'une collaboration artistique entre PoulpeDeNoel et votre serviteur. :oui: Je remercie notamment Poulpe pour avoir donné une dimension morale et politique nouvelle à cette aventure artistique ma foi fort sympathique. Mais place au récit.
Moi qui croyais que c'était une autobiographie déguisée :sad:
 

Albinoel

Pilier
Clémence passa la semaine suivante à faire semblant de sortir de son appartement et à revenir tout de suite après. Cependant, il ne se passait rien. « Il doit se dire que je suis sur mes gardes », se dit-elle. Finalement, une nuit, alors qu’elle était couchée et que la nuit était bien avancée, elle entendit du bruit sur le palier de son étage. Elle attendit un peu, et le bruit cessa. Alors, elle alluma la lumière et étouffa un cri de triomphe. Un petit disque gelé, plus petit que celui qu’elle avait fait et de couleur suspecte, était apparu au sol près de sa porte d’entrée. Elle le ramassa délicatement et le mit dans son congélateur. « Cela ne fait que cinq jours que j’ai eu mes règles », calcula-t-elle. Elle attendit une semaine, puis elle le décongela.
 
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