Intello L'Euro et quelques questions économiques

Franc côt

Pilier
Un topic que je souhaite d'ampleur pour discuter de la monnaie que nous utilisons tous les jours depuis 2002. Le sujet va être très vaste, je compte faire une série de post sur des sujets variés allant de la distinction entre monnaie commune/unique, les pouvoirs de la BCE, le brûlant sujet de "Target 2", la crise de la dette souveraine de 2012, l'avenir de l'euro et sans doute beaucoup d'autres auxquels je n'ai pas encore pensé.

Je trouve que nous ne sommes pas assez informés sur le sujet, on nous dit juste que c'est super, que l'on peut aller de Lisbonne à Vienne sans changer de monnaie, que l'on peut acheter des actions de n'importe quel pays de la zone euro librement, bref que du positif. Et surtout, jamais on ne rentre dans le détails, de peur de perdre le lecteur. Je m'engage à être le plus didactique possible et je suis disponible pour répondre à vos interrogations (tant que cela concerne le sujet bien sûr :noel:).
Si lire de gros pavés vous ennuie je vous conseille plutôt cette chaîne YT intéressante : Trouble Fait qui a réalisé une série de vidéo sur l'euro. Le point de vue adopté est celui de l'UPR.

Maintenant que vous êtes prévenus, on peut commencer. Je posterai dans la soirée la première partie de la réponse à :
L'euro, une monnaie commune ou une monnaie unique ?
 

Membre supprimé 61

Invité
Légèrement hors-sujet : le programme économique de l'UPR est resté le même depuis 2014 ?
 

Franc côt

Pilier
Partie 1 : Une monnaie commune et ses implications

Une monnaie commune serait dans le cadre de l’UE une monnaie partagée par les Etats de la zone euro, mais qui ne remplacerait pas les monnaies nationales de ceux-ci. Avant l’instauration de l’euro, on avait une unité de compte qui s’appelait l’ECU pour Unité de Compte Européenne, c'était une simili monnaie. Sa valeur était établie à partir d’un panier de devises des pays de la zone euro (12 exactement), les monnaies étaient pondérées selon la puissance économique du pays. Ces pays étaient dans le Système Monétaire Européen (SME). Le but de cette unité de compte était de réduire la variation des taux de change entre les pays européens et de faciliter les échanges.

L’ECU était en quelque sorte une monnaie commune même si l’on ne pouvait pas l’utiliser dans la vie de tous les jours, c’était fictif. Les pays avaient la liberté de mener des politiques monétaires autonomes, même si le fait de vouloir des taux de change semi-flottant (variation autorisée seulement dans une fourchette donnée) les limitait pour la création monétaire. On peut difficilement augmenter la masse monétaire si en même temps on veut garder un taux de change fixe.

Imaginons deux économies, une économie où circulent 100 francs (F), une économie où circulent 100 Deutsch Mark (DEM). La parité de départ est 1 F = 1 DEM. Les taux d’intérêts des 2 pays sont de 10 %. Maintenant, la Banque de France (BDF) décide d’augmenter la masse monétaire de 10 F pour engager des fonctionnaires ; faire des travaux, etc. On se retrouve avec 110 F dans l’économie. La Buba (Deutsche Bundesbank) décide de ne rien faire.

Si l’on augmente la masse monétaire, la valeur de chaque unité diminue, puisque la puissance de la monnaie se dilue dans une masse plus importante que précédemment. Si la puissance de la monnaie se dilue alors les taux d’intérêt seront moins rémunérateurs puisque la monnaie est moins forte. On considère que la relation inverse (si la masse augmente, le taux diminue) est proportionnelle.

Les conséquences vont être les suivantes : le franc subit une inflation de 10 % (110 - 100/100) ; le taux d’intérêt français diminue à 9 % ; comme le taux d’intérêt français rémunère moins que le taux d’intérêt allemand, les investisseurs vont vendre leur obligation d’Etat françaises donc vendre des F pour des DEM et acheter des obligations d’Etat allemandes. Cela implique donc que la parité entre le F et le DEM va évoluer. On va passer de 1 F = 1 DEM à 0,90 F = 1 DEM ou 1,1 DEM = 1 F.

Voilà pourquoi il est difficile de faire des politiques monétaires expansionnistes c’est-à-dire visant à augmenter la masse monétaire. Puisque, pour revenir à un taux de 1 F = 1 DEM, la BDF va devoir vendre des DEM et racheter des F pour contrecarrer la fuite des investisseurs vers l’Allemagne. Cela implique qu’il lui faut des réserves importantes de monnaies étrangères.
Et c’est ce mécanisme que Georges Soros a exploité à travers son fonds spéculatif lors du « mercredi noir » de septembre 1992, en référence au jeudi noir d’octobre 1929.

Les Anglais étaient dans le SME depuis 2 ans et se battaient depuis lors pour garder une monnaie stable. La livre avait tendance à se dévaluer (perte de valeur). Leur technique était d’augmenter les taux d’intérêt et de racheter des livres avec des stocks de monnaies étrangères pour se maintenir dans la fourchette de variation. Georges Soros avait la conviction que les Anglais n’arriveraient pas à se maintenir donc il a « shorté » la livre. Quand on « short », cela veut dire que l’on parie à la baisse en vendant à découvert des livres (dans cet exemple) et en les rachetant plus tard quand le cours a baissé (s’il baisse).

Exemple avec les chiffres historiques entre la relation GBP/DEM :
Le cours de la livre est à 0,36 £ = 1 DEM. Je ne paye pas de commission ou de frais annexes. Je parie que le cours va augmenter donc que le DEM va gagner en puissance par rapport à la livre. Puisque 1 DEM me coûtera plus de livres qu’avant. Maintenant nous avons 2 scénarios :
  • J’avais raison : Le cours est à 0,42 £ = 1 DEM donc pour chaque livre vendu je vais gagner 0,06 £ (0,42 – 0,36)
  • J’ai eu tort : le cours est à 0,26 £ donc je perds 0,10 £ (0,26 – 0,36) pour chaque livre que j’ai vendu
courbe GBP-DEM.png
C’est quelque chose de très risqué et seuls les établissements homologués peuvent faire ce genre de chose. Seul le marché des monnaies (FOREX) autorise la vente à découvert. Pour les marchés actions, la manœuvre est différente. On peut clairement voir un avant/après sur la courbe plus haut.

Donc, Soros a parié que la livre n’allait pas pouvoir maintenir sa position dans la fourchette de variation et il a eu le nez creux. Il a parié toutes les réserves de son fonds spéculatif (Quantum Funds) contre la livre ce qui a fortement fait baisser la valeur de celle-ci. La Banque d’Angleterre n’a pas réussi à contrecarrer cela et a été dans l’obligation de sortir le Royaume-Uni du SME. C’était une course à qui allait mettre le plus d’argent sur la table pour faire plier l’autre. C’est la preuve que des fonds privés peuvent avoir plus de puissance financière que des Etats. Soros aurait gagné environ 1 milliard de dollars ce jour-là.

On peut conclure qu’un système avec une monnaie commune est assez fragile quand on réunit des économies très différentes en termes de taux d’intérêt, d’inflation, de productivité. En Europe, l’Allemagne venait de se réunifier ce qui l’amena à hausser les taux d’intérêt (diminution de la masse) pour réduire les effets de l’inflation dus à la réunification, les Anglais n’étaient plus compétitifs à cause des taux d’intérêt élevés (autour de 10 %). Tous les Etats avaient l’obligation de suivre la politique monétaire allemande pour rester dans la fourchette imposée, puisque c’était la plus puissante du système donc celle qui avait le plus de poids dans l’ECU.

Maintenant du point de vue du "petit parti qui monte malgré le silence des médias", l’euro est une monnaie commune, car les Etats ont gardé leurs banques centrales respectives. Ils considèrent que nous n’avons pas 1 euro, mais plutôt 1 Franc euro = 1 Deutsch Mark euro = 1 lire euro =… puisqu’un billet de 20 € déposé à la BDF par exemple est une créance de 20 € que la BDF nous doit et non une créance de 20 € que la BCE nous doit.

Or, ce serait oublier que c’est la BCE qui fixe les taux pour la zone euro, c’est elle qui décide d’aider les Etats ou non, c’est elle qui augmente la masse monétaire. Il faut plutôt voir les Banques Centrales Nationales (BCN) comme des antennes de la BCE et non comme des entités indépendantes. Les textes européens ont grandement diminué les pouvoirs des BCN. La BDF imprime bien les billets, mais ce n’est pas de son ressort de décider s’il faut en imprimer ou non, ce n’est pas du ressort du gouverneur de la BDF de créer 2 600 milliards d’euros comme l’a fait Mario Draghi, l’ancien gouverneur de la BCE. Les BCN n’ont que très peu de pouvoirs, elles peuvent aider les Etats à s’endetter sur les marchés financiers, mais en aucun cas elle ne créées de la monnaie ex nihilo. C’est pourquoi je prendrais plutôt le point de vue des économistes qui considèrent l’euro comme une monnaie unique.

La prochaine fois nous verrons ce qu'implique une monnaie unique pour l'UE et on parlera de Target 2 :noel:
 

Tigrou

Fdp d'admin
Membre du personnel
Si on n'a pas le contrôle sur le taux d'inflation autant dire que notre contrôle sur l'économie est fantoche. À terme on n'aura plus le budget. :srx:
 

Franc côt

Pilier
Bonus 1 :
J’ai dit plus tôt qu’il y avait une relation inverse entre la masse monétaire et les taux d’intérêt. Maintenant, je vais le démontrer pour ceux que cela intéresse. Tout d’abord il faut savoir que l’on peut avoir la devise sous deux formes :
  • Monétaire : On l’utilise pour les transactions. Elle peut être sous forme fiduciaire (espèces) ou sous forme scripturale (compte courant).
  • Titre : On ne peut pas les utiliser pour les transactions. Ils ont une rémunération sous forme d’intérêt positif (dans un monde normal), ici on considérera un seul taux.
Si l’on a assez d’argent, on va pouvoir arbitrer entre garder de la monnaie pour la vie de tous les jours et avoir des titres qui vont nous rapporter des intérêts. Et cela sera déterminé par deux facteurs :
  • Le niveau de transaction : On peut choisir de garder sous forme de monnaie deux mois de transaction par exemple.
  • Le taux d'intérêt des titres : C’est la seule raison pour laquelle on achète des titres financiers, leur rendement.
Historiquement, nous avions des taux d’intérêt très élevés (10 %) dans les années 80/90, mais aujourd’hui les fonds monétaires européens sont très proches de zéro.

Soit Md la demande en monnaie dans l’économie, P le niveau des prix, L(i) la fonction de liquidité donc la propension a avoir de la monnaie, Y le volume de production. P*Y le revenu nominal soit le PIB nominal avec l'indice des prix * la production national.

Md = P*Y * L(i)
On veut démontrer que quand la masse monétaire augmente, le taux d'intérêt diminue :
Md / P = Y * L(i) ; on considère que les prix sont corrélés à la demande de monnaie.

On suppose que sur le court terme les prix et la production sont constants donc seuls la masse monétaire ou le taux d’intérêt peuvent varier. On a dit que L(i) est la fonction de liquidité et que les individus doivent faire le choix entre les titres (leur rendement) ou la monnaie (le niveau de transaction) donc on peut dire que L(i), la fonction de liquidité, s’écrit 1 – i avec i le taux d’intérêt.

Mécaniquement, si M augmente, P fixe, Y fixe alors 1 - i doit augmenter donc i diminue.

Bonus 2 : pour les anglophones il y a un site très complet où on peut rechercher les termes ECU, Exchange Rate Mecanism, European Monetary System (le SME), Short, Black Wednesday. Le lien : Investopedia
Au niveau bouquin il y a Macroéconomie de Blanchard et Cohen mais aussi Monnaie, banque et marchés financiers de Mishkin mais le problème des éditions Pearson c'est qu'elles sont très cher :mort:

N'hésitez pas à apporter des corrections, notamment sur les formules, j'ai vu ça il y a quelques années maintenant :noel:
 

Franc côt

Pilier
Dans les faits, la France s'endette à taux négatif pour les Bons du Trésor allant de 1 mois à 5 ans. Au-delà on est entre 0,02% à 10 ans et 0,84% à 30 ans, ce n'est vraiment rien quand on compare à avant :mort:
Les fonds euro qui sont des fonds constitués de Bons du Trésor européens et d'un pourcentage réduit d'actions. Ils ont des rentabilités qui oscillent entre 0,9% et 3% pour les meilleurs, en sachant que l'inflation se situe entre 1,3 et 1,7 environ, ça fait peu de rentabilité finalement.

Édit : le taux d'intérêt est censé rémunérer le temps, celui pendant lequel on se sépare de son capital prêté. Un taux négatif est anormal.
 
Dernière édition:

Albinoel

Pilier
Je ne suis pas sûr de voir en quoi le truc rentre dans le cadre de ce qu'il a dit. J'ai dû rater quelque chose. :srx:
Bah si l'état emprunte à taux négatif mettons ils empruntent 100€ et rendent 99€ trois mois plus tard, eh bien s'ils empruntent 1.000.000.000.000€ ils en rendent 990.000.000.000 trois mois plus tard et gagnent donc 10.000.000.000 1476642572-picsart-10-16-08-25-48.png
 

Franc côt

Pilier
L'Etat est limité dans les quantités qu'il peut emprunter. Tout dépend de l'appétence des investisseurs pour la dette française.
 

Tigrou

Fdp d'admin
Membre du personnel
Il me semble que l'état *prête* à taux négatif, pas qu'il emprunte à taux négatif, non ?
 

Franc côt

Pilier
Il me semble que l'état *prête* à taux négatif, pas qu'il emprunte à taux négatif, non ?
Il emprunte, j'ai parlé des bons du trésor, des OAT. Ce sont des dettes :noel:
C'est pour cela que l'Etat s'est massivement endetté récemment et que notre dette équivaut à 100% du PIB. Ils ont profité de s'endetter à taux négatif et de rembourser les anciennes dettes plus cher.
 

Herrenschneider

Membre validé
J'entends souvent parler de groupes privés qui rachètent la dette des états. J'entends également que c'est une perte de souveraineté pour un état. Pourquoi ?
Et quels sont les intérêts financiers d'un tel rachat ?
@Franc côt
 

Franc côt

Pilier
Réponse à @Herrenschneider
Déjà il faut quelques notions pour répondre à tes questions, et on va se baser sur le contexte français.

Contrairement aux particuliers qui vont chercher un emprunt à la banque, les Etats « vendent » leurs dettes sur les marchés financiers. Cela fonctionne comme un système d’enchères (adjudication est le terme exacte), on peut avoir plusieurs méthodes soit un taux unique pour tous soit un taux par créancier dans une fourchette donnée. Le taux dont je parle est bien entendu le taux d’intérêt auquel la dette va être remboursée.

L’Etat émet des obligations, par le biais de l’Agence France Trésor, sur le marché primaire, là où seuls les établissements autorisés que l’on appelle les « Primary Dealer » ou Spécialiste en Valeurs du Trésor (SVT) peuvent acheter des obligations. En exemple, on a JP Morgan, HSBC France, le Crédit Agricole, et beaucoup d’autres, ce ne sont que des établissements financiers. Il peut émettre des bons du trésor qui sont sur le court terme et des OAT qui sont sur le moyen/long terme.

on peut se dire qu’ils sont idiots d’acheter des obligations et des bons du trésor qui ont pour la plupart des taux d’intérêts négatifs ou des taux très faibles. Hormis pour les dettes à très long terme comme les OAT à 30 ans ou 50 ans, les taux sont vraiment faibles voire négatifs pour le court terme. Les Etats n’ont pas vraiment le choix, on a vu avec le post sur la monnaie commune que les taux d’intérêts dépendent de la masse monétaire, donc plus on injecte d’argent dans le système et moins les titres seront rentables. Il faut aussi ajouter à cela que les pays qui ont des taux d’intérêts intéressant sont considérés comme à risque, les investisseurs ajoutent au taux d’intérêt de base une prime de risque sous forme de pourcentage du capital emprunté. Et cette prime de risque dépend des agences de notation.

Tu as sans doute entendu parler des agences de notation Moody’s/ Standard & Poor’s / Fitch et d’autres. Pour résumer, ils font tourner les données macroéconomiques (PIB, chômage, Déficit public, etc) dans des algorithmes pour ressortir une note qui sera un indicateur sur la santé du pays. Meilleure est la note et moins risqué est le pays mais en contrepartie moins les taux d’intérêts seront intéressants. Par exemple Fitch nous donne la note de « AA » ce qui est une note de haute qualité, en sachant que la meilleure note possible est « AAA » donc cela va être un excellent indicateur.

En finance tout est question du couple (rendement ; risque). On sait que la France a peu de chance de faire défaut, donc d’annuler ses dettes, contrairement à la Russie en 1998. Et en plus de cela, la Banque Centrale Européenne a testé depuis 2008 le « quantitative easing » ou assouplissement quantitatif c’est-à-dire qu’elle rachète les dettes des Etats, sur le marché secondaire cette fois-ci, aux SVT qui l’ont achetés sur le marché primaire. En fait, ils sont sûr d’avoir des acheteurs donc de s'en débarrasser au cas où cela tournerait mal. Mais, comme il y aura forcément des acheteurs pour les obligations, le coût, ici le taux d’intérêt, va encore plus diminuer. Plus il y a de demande pour une obligation et moins le taux d’intérêts sera élevé.

Il y a aussi des règlements, les assurances vies comme les « fonds euro » ont l’obligations d’acheter des dettes européennes. Quand on possède un PEA, on ne peut acheter que des titres et des obligations européennes.

Du coup on a plusieurs facteurs qui explique pourquoi les banques continuent à acheter des dettes publiques peu intéressantes :
  • Des relations de créancier/emprunteur de long-terme, pour être SVT c’est l’Etat qui valide donc il vaut mieux acheter ses obligations et être en bonne entente avec lui.
  • La BCE qui sera toujours là pour racheter la dette aux SVT sur le marché secondaire, on a l’exemple de la crise des dettes souveraines.
  • Le fait que le marché secondaire soit très liquide, il y aura toujours des acheteurs institutionnels ou non.
  • Des obligations peu rentables mais à faible risque.
  • Des obligations réglementaires d’achats de dette européenne pour leurs clients.
Ensuite, est-ce qu’avoir des créanciers étrangers est dangereux ? On a vu le cas de la Grèce et de l’Allemagne lors de la crise des dettes souveraines. L’Allemagne a fait pression pour que la Grèce revoit son budget et règle son déficit. On peut aussi voir le cas de la crise Argentine en 2002, les créanciers étaient principalement italiens et étaient très difficile à contenter. Les créanciers peuvent mettre la pression sur l’Etat pour qu’il modifie ses dépenses, pour qu’il revoit son budget, son système de santé par exemple, son système de retraite, son système de taxation, etc. Quand tu possèdes la dette de quelqu’un tu es bien placé pour négocier.

Aujourd’hui 54,80% de la dette français est détenu par des investisseurs non-résidents, cela peut être des institutions, des fonds souverains (Norvège, pays du golfe, …), ou des particuliers. La dette de l’Etat représenterait environ 100% du PIB, cela pèse lourd. On entend souvent parler du Japon qui a un taux d’endettement au alentour de 250% sauf que la majorité est détenu par les japonais eux-mêmes donc il n’y a personne pour faire pression sur eux, même quand il s’agit de finance ils sont nationalistes :noel:

J'espère avoir répondu à tes interrogations :srx:
 
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