Art Se relaxer grâce aux soundtracks de film en bossant

Zaar

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Celles qui reviennent le plus dans ma liste :

Vangelis - Blade Runner Soundtrack (Remastered 2017)

Je ne vais pas sortir des sentiers battus et pondre un pavé sur le sujet : Vangelis est un véritable artisan du son qui a donné aux synthétiseurs ses lettres de noblesses. Son éclectisme dans chaque piste où se croisent rock prog/free jazz/lounge/avant-gardisme/synthe pop est impressionnant, tour à tour impérieux, puis mystérieux, puis exotique, puis minimaliste, envoûtant, tragique...
La soundtrack de Blade Runner est un vrai tourbillon stimulant qui devient en quelques minutes apaisant, avant de venir titiller la part reptilienne en nous.
Ce que j'adore dans cette version c'est le fait qu'ils aient conservé des sons d'ambiances du film, quelques fragments de dialogues du film entre Deckard et Rachael, et bien sûr le fameux monologue des larmes dans la pluie de Roy Batty (RIP Rutger Hauer). Ça apporte en immersion et ça nous rappelle à quel point le film et sa musique sont particulièrement indissociables, fusionnés intimement.
En tout cas cette dernière me convient tout à fait pour une ambiance studieuse.


Peter Gabriel - Passion (The Last Temptation of Christ, 1988)

En 1988, Martin Scorsese réalise un film qu'il veut très personnel, "La Dernière Tentation du Christ" - adapté du roman écrit par Nikos Kazantzakis en 1955.
Pas son meilleur mais un pari audacieux tourné en décors naturels et avec une lecture du destin de Jésus intrigante, le Christ étant partagé entre ses natures humaines et divines et les choix, devoirs et contraintes que celles-ci lui imposent.
Revenons à la BO de Gabriel, que dire à part quelle prend aux tripes ?
La majorité des instruments employés ont certainement précédé la naissance de Jésus, et se mêlent dans un ensemble particulièrement orientaliste.
Le duduk arménien revient de façon récurrente par exemple.
Gabriel a contribué à la composition, mais est principalement resté producteur ou co-producteur, souhaitant mettre en avant ses collègues parmi lesquels Youssou N'Dour, Nusrat Fateh Ali Khan, L.Shankar, David Rhodes et Manu Katché.
Les titres sont souvent lancinants, invitent à une sorte de recueillement mystique ou à se replonger dans les mystères de l'Eucharistie et les fondements théologiques qui ont fait naître le christianisme primitif. On ferme les yeux et on se prendrait presque à imaginer les tourments intérieurs du Nazaréen.
Les voix ne sont pas en reste, venant par moment garnir ou appuyer les arrangements.
On en ressort assez transcendé, plutôt bon signe quand on doit composer une musique sur les moments forts de la vie du Christ sans tomber dans un registre hollywoodien ou académique.

Kenji Kawai - Ghost in the Shell Original Soundtrack (1995)

Je n'aurais, je pense, pas besoin de vous présenter ce chef-d'oeuvre du genre Sci-Fi/Cyberpunk de Mamoru Oshii d'après le manga de Masamune Shirow.
C'est un incontournable : si vous l'avez vu tant mieux, autrement matez-le fissa. Et vous comprendrez pourquoi il est aussi plebiscité qu'Akira.
Côté bande-son, Kenji Kawai régale à grands renforts de percus typiques de son pays natal : taiko, tsuri-daiko, shoko, kane; mais aussi d'autres instruments de type vibraphones et idiophones.
Des chœurs féminins interviennent et apportent une profondeur métaphysique dans le titre phare. La spiritualité au sein d'un univers où le transhumanisme a été poussé très loin.
Les sonorités ressortent tels des instrumentaux dignes d'une cérémonie shinto/bouddhiste voire d'une pièce de kabuki, conduisant à une atmosphère méditative rompue occasionnellement par l'intervention de samples d'autres instruments plus modernes.
A plusieurs reprises, je me suis surpris à tapoter en rythme lors de moments de réflexions à côté de mon clavier, comme mue par des fils invisibles tirés par un marionnettiste.
Mention à la piste "Virtual Crime" (démarre à 14:04) qui après un duo percus-shamisen se conclue par une rafraîchissante mélodie aux nappes ambient et au solo de harpe.
50 min à peine mais bien remplies qui vous laisseront l'impression qu'il s'est écoulé le double de temps. A vos casques !

J'espère que ça vous a plu, n'hésitez pas à proposer vos soundtracks pour ambiance studieuse :noelpipe:
 
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Tigrou

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Le contenu parle de musiques sympas, mais le titre parle de les écouter en travaillant, aaaaaaah :fou:

Écouter de la musique en travaillant mutile aussi bien le travail que la musique

Mais c'est les bonnes OST ceci dit :noel:
 

Biomutant

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Blade Runner :bave:
Vangelis :bave:
Sinon je suis d'accord avec Tigrou, j'arrive pas à me concentrer et à travailler efficacement avec de la musique dans les oreilles, je sais pas comment vous faites. :srx:
 
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Les réactions: Zaar

Zaar

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Blade Runner :bave:
Vangelis :bave:
Sinon je suis d'accord avec Tigrou, j'arrive pas à me concentrer et à travailler efficacement avec de la musique dans les oreilles, je sais pas comment vous faites. :srx:
Aussi surprenant que ce soit, ça me coupe assez efficacement des stimuli extérieurs qui pourraient venir me parasiter et ça renforce ma motivation à me plonger dans le travail sur ordi que je peux faire. Autrement je m'ennuie et je finis par ne plus être focalisé sur ce que je fais.
Ceci dit j'imagine bien et ne peut contexter Tigrou ou toi-même sur le fait que ce n'est pas une pratique pour tous et toutes, au risque que ce puisse être contre-productif.

Je crois qu'il faut être capable de vivre la musique comme un "élan moteur". Les deux premières musiques à m'avoir fait un tel effet c'était The Rite of Spring de Stravinsky et Symphonie n°1 en Ré Majeur (Titans) de Mahler.
 
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Tigrou

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Je n'ai pas dit que ça ne marche pas sur moi. Mais la musique n'a pas vocation à provoquer des transes qui nous coupent du monde extérieur, et l'être humain n'a pas vocation à utiliser cette cacophonie constante pour s'enfoncer dans une sorte d'autisme artificiel, au point de ne plus pouvoir s'en passer. C'est l'un des aspects par lesquels notre société me semble malade, indépendamment de l'efficacité "technique" de cette pratique.
 

Zaar

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Je n'ai pas dit que ça ne marche pas sur moi. Mais la musique n'a pas vocation à provoquer des transes qui nous coupent du monde extérieur, et l'être humain n'a pas vocation à utiliser cette cacophonie constante pour s'enfoncer dans une sorte d'autisme artificiel, au point de ne plus pouvoir s'en passer. C'est l'un des aspects par lesquels notre société me semble malade, indépendamment de l'efficacité "technique" de cette pratique.
Le problème c'est que le silence est parfois si intrusif qu'il confine à la dysharmonie de la pensée et par conséquent à l'immobilisme.

Ce dont je parle ce n'est pas quand tu es sur ton lieu de travail avec tes collègues mais quand tu es chez toi, dans ton espace de tranquilité. C'est donc plus un appel à l'évasion et à la diversion qu'une addiction néfaste. La musique répond à une logique de tempéraments, et si ces tempéraments ne peuvent inspirer une dynamique créative ou placer le cerveau dans une certaine humeur, alors je ne sais pas à quoi peut bien servir la musique en tant qu'art sauf à produire des agencements de sons agréables à l'oreille. C'est très restrictif.

Je déplore plus les gens qui ont besoin d'avoir les écouteurs et la musique pour s'endormir, là c'est clairement problématique à long-terme.
 

Tigrou

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Ça me semble encore pire de l'écouter à la place du silence. C'est encore plus de l'ordre de l'addiction, et fort peu naturel. Je doute sérieusement qu'avant une époque très récente, les gens aient été en mesure d'écouter de la musique en permanence juste parce qu'ils ne supportaient pas le silence. Je doute également que ce soit naturel de ne pas supporter le silence, d'où la métaphore de l'addiction.

Il me semble également qu'un art purement tourné vers le beau est supérieur à un art qui se fait le larbin du productivisme et de l'hypnotisme de masse. (Le beau n'est d'ailleurs pas forcément restreint à l'agréable, mais c'est un autre débat.) Si on appliquait ça à d'autres arts, l'absurdité se verrait encore plus. Quand Raphaël a peint l'école d'Athènes, était-ce dans le but de s'adonner à de la manipulation des humeurs à des fins productivistes ?
 

Zaar

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Sauf que je n'ai jamais avancé que ça devait se substituer systématiquement au silence, merci de ne pas déformer mes propos.

Le silence c'est parfait pour la prière, le deuil, la méditation, le repos, le sommeil.
Quand tu bosses, que tu es cérébralement actif, mettre une musique de fond à des fins "productivistes" comme tu dis peut apporter et soutenir la démarche du travail sans aller jusqu'à en faire une addiction, c'est complètement discutable ce raisonnement. En plus qui parle d'en faire une habitude ? A titre personnel, j'y ai recours de manière modéré, pas tous les jours ni pendant 8h.

Je te rassure ça ne risque pas d'arriver ou d'être encouragé, de subir H24 de la musique de fond pour bosser. La musique a beau être universelle, elle ne plaît pas à tout le monde et pas sous toutes ses déclinaisons, et parfois elle est aussi insupportable et intrusive que le silence.

Donc je reprécise une dernière fois le propos de ce topic : le but c'est pas de proposer de la musicothérapie de mes deux pour mous du bulbe atteints de déficit de l'attention et/ou d'autisme incapables autrement d'assurer un travail, mais de suggérer des soundtracks qui peuvent à l'occasion être employées pour déployer une assise à la réflexion et à la créativité.

Et pour les personnes qui trouvent que ça les parasite plus qu'autre chose, je les crois assez matures et capables de juger qu'il est bon pour elles de ne pas y recourir. Autrement tu impliques que la majorité des gens sont trop légers du casque pour savoir à quel moment il est bon d'arrêter quelque chose qui les amène droit dans le mur ou non. Certains le sont, mais pas les 95%.

Compare ce qui est comparable, Raphaël voulait vivre de son art et laisser sa marque à une époque où il n'y a pas de subventions pour des pseudos artistes et où on t'apprend lorsque tu es apprenti à jouer aux peintre reproducteur de tableaux de maîtres. Ce qui demandait certainement une sollicitation de plusieurs sens de tous les instants comme pour les moines scolastiques qui se tapaient la rédaction et l'enluminure en sus, à une période où rattraper une erreur était tout sauf une sinécure.
Aujourd'hui devant un ordi, la charge mentale et les enjeux sont complètement différents et c'est pas la musique qui va déterminer directement si tu fais de la merde ou pas.

Pour revenir à Raphaël je ne serai pas surpris qu'il ait pu avoir l'idée de certains détails de ses peintures en écoutant à la dérobée des chants liturgiques dans les enceintes où il pouvait peindre. Tout comme Michel-Ange.

Si on suit ton raisonnement, alors la synesthésie auditive n'est pas une modalité d'expression artistique, juste un handicap. De même que la chromesthésie.
C'est con, on a retrouvé de nombreux documents personnels d'artistes passés à la postérité qui indiqueraient qu'ils étaient l'un ou l'autre : da Vinci, Van Gogh, Listz, Baudelaire, Rimbaud, Matisse, Ellington, Nabokov ou Bernstein...

Va donc faire un tour dans les musées en disant que ces mecs étaient des fraudes et des productivistes parce qu'ils pouvaient se mettre une ambiance musicale pour être créatifs.
 
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Tigrou

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As-tu au moins lu mon message ? Il s'applique aussi bien à une substitution occasionnelle qu'à une substitution systématique, ne dit rien sur la synesthésie (qui est sans rapport avec le productivisme et la manipulation des humeurs), et répond déjà au reste.
 

Zaar

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As-tu au moins lu mon message ? Il s'applique aussi bien à une substitution occasionnelle qu'à une substitution systématique, ne dit rien sur la synesthésie (qui est sans rapport avec le productivisme et la manipulation des humeurs), et répond déjà au reste.
J'ai lu ton message, et te réponds ne pas être d'accord avec la vision réductrice que tu as de l'art et de l'aspect nocif que tu trouves à la manipulation des humeurs.

A la base ce n'était pas censé être un débat mais comme ici on aime monter en épingle beaucoup de choses, ça survient plus que nécessairement.

Je préfère travailler avec une musique de fond occasionnellement plutôt que de m'ennuyer à exécuter une tâche rébarbative en silence, surtout quand le silence n'incite pas plus à la réflexion. Et c'est tout.

On aime ou on n'aime pas mais épargne moi alors ton laïus sur ce que doit être impérativement la musique ou ne pas être, vu que je résonne en "ce qu'elle peut apporter de bénéfique ou non dans un contexte donné".

Par contre je te retourne la question : m'as-tu au moins lu et compris quand je cite la synesthésie non pas parce que tu y aurais fait référence, mais pour te livrer un contre-argument comme quoi des artistes ont usé de cette capacité à des fins productivistes ? (ça doit gagner sa pitance comme tout le monde un artiste, surtout à une époque où c'était plus galérien d'en être un qu'aujourd'hui).
 
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Tigrou

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Je vois beaucoup de rancœur, mais peu d'arguments. :noel:

Ce n'est pas normal de "s'ennuyer" dans le silence, et d'avoir besoin de musique pour combler cet ennui. Ça indique un affaiblissement assez inquiétant des facultés intérieures comme la créativité, la réflexion, la contemplation, etc. Ça ne saurait être que le fruit d'un formatage, où l'on cherche à modeler le comportement humain pour subvenir aux besoins du système. Un tel usage de la musique est impropre, voire vile, et ne saurait se concevoir dans aucune civilisation normale. C'est assez similaire à l'usage de drogues pacifiantes que l'on retrouve dans diverses dystopies, rendant les hommes plus efficaces dans l'exécutions de tâches contraires à leur nature, au prix d'une anesthésie mentale. (D'ailleurs, c'est sans rapport avec le débat, mais il existe une compagnie, i-doser, qui prétend créer des sons aux effets similaires aux drogues ; l'idée est assez intrigante.)

La synesthésie est sans rapport avec le productivisme et la manipulation des humeurs. Outre le fait qu'on se demande bien comment Baudelaire aurait pu faire quoi que ce soit de comparable alors qu'il est mort une décennie avant l'invention du phonographe, utiliser l'art comme source d'inspiration créatrice est très différent d'utiliser l'art comme sorte de pseudo-hypnose pour accomplir plus facilement des tâches inintéressantes en dehors de leurs retombées monétaires. Dans le premier cas, l'art humanise, dans le second, il déshumanise. :oui:

D'ailleurs, remarquons au passage que tous les artistes cités dans le message d'introduction (Vangelis, Peter Gabriel, Kenji Kawai) ont "gagné leur pitance" grâce à l'argent des films dont ils ont fait la bande son, dans une démarche qui est donc bien artistique et non productiviste. :ok:
 

Tigrou

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D'ailleurs les manipulations d'humeur assumées de I-Doser me dérangent moins, justement parce que c'est assumé, et de l'ordre de l'ingénierie du son plutôt que de la création artistique. C'est peut-être un biais de ma part, mais au moins on fait du profane avec du profane, il n'y a pas de "sacrilège".
 

Fleke

Pilier
Comment un topic de musique peut dériver en un débat sur l'addiction, sur les bienfaits du silence....etc ?
 

Zaar

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Pourquoi de la rancoeur ? Parce qu'on n'est pas d'accord sur un sujet ?
Faut arrêter avec ça les mecs, j'ai l'impression de ré-entendre Fleke et sa parano des débats qui tournent mal :honte:
Si je marchais à la rancoeur, je ne me casserais pas la tête à traîner ici et à participer au forum, ni à le soutenir.
Jugement décevant de ta part Tigrou.

On va s'arrêter là parce qu'à part faire des pavés pour tourner en rond et enculer les mouches, je ne vois pas vraiment comment on peut avancer dans quoique ce soit de constructif.

Et si l'art s'auto-suffisait pour exister et contenter tout le monde, il n'y aurait pas de chômeurs, que des artistes. D'ailleurs les premiers concernés utilisent le mot travail pour parler de leurs réalisations, et la musique pour exécuter des tâches rébarbatives ou pour accompagner le cheminement de la pensée créatrice, ça a toujours existé.

Tu veux de la musique à des fins productivistes et jouant sur la manipulation des humeurs?
Musique militaire, toutes époques confondues.
Je suis bien loin de ce stade.

Et je reprécise encore une fois, parce qu'il faut le marteler quand on ne veut retenir que ce qui nous arrange, que trop de silence est aussi mauvais pour faire émerger une réflexion créatrice ou donner un élan motivationnel qu'un envahissement musical. La modération toujours, ça ne change pas.

Je ne répondrai plus par conséquent, car le but de ce topic n'était pas d'ouvrir un débat à l'origine.
 
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Zaar

Membre validé
Comment un topic de musique peut dériver en un débat sur l'addiction, sur les bienfaits du silence....etc ?
C'est marrant, fondamentalement c'est bien ce que je me pose comme question.
Mais je suis très mal placé pour en discuter, vu que je marcherais à l'émotion et pas aux arguments...
Si je voulais passer mon temps à faire des concours de bites pour me valoriser le peu de narcissisme intact au fond de la soupière, je serais resté sur AVPoubelle.
 
Dernière édition:

Fleke

Pilier
D'ailleurs les manipulations d'humeur assumées de I-Doser me dérangent moins, justement parce que c'est assumé, et de l'ordre de l'ingénierie du son plutôt que de la création artistique. C'est peut-être un biais de ma part, mais au moins on fait du profane avec du profane, il n'y a pas de "sacrilège".
T'es vraiment entrain de comparer une drogue auditive à une musique random là? :peur:
 

Totem

Pilier
Comment un topic de musique peut dériver en un débat sur l'addiction, sur les bienfaits du silence....etc ?
À priori parce que sur ce forum littéralement chaque sujet de conversation peut donner naissance à un débat, mais c'est peut-être aussi parce qu'il y a déjà un topic pour poster de la musique :slip:

Le contenu parle de musiques sympas, mais le titre parle de les écouter en travaillant, aaaaaaah :fou:

Écouter de la musique en travaillant mutile aussi bien le travail que la musique

Mais c'est les bonnes OST ceci dit :noel:
En vrai j'ai l'impression que le genre lo-fi hip-hop, (qui pullule sur YouTube) même si c'est sûrement pas la majorité, regorge de morceaux créés exclusivement pour qu'on puisse les écouter en travaillant, vu que c'est une musique plutôt simple et avec un rythme carré et régulier
Cela dit, je connais particulièrement bien l'addiction à la musique pendant le travail, car c'est la malédiction de la plupart des dessinateurs :fou:
C'est souvent très dur pour un dessinateur de travailler dans le silence complet si il en a pas l'habitude, pourtant c'est pas faute d'avoir été prévenus par les anciens:
Un jour, Richard Williams (éminent dessinateur d'animation, connu entre autres pour Qui veut la peau de Roger Rabbit ?) rend visite à Milt Kahl (éminent dessinateur d'animation, connu entre autres pour le Alice au pays des merveilles de Disney) dans l'atelier de ce dernier.
Richard Williams est encore un apprenti à ce moment-là, face à Milt Kahl qui est déjà un professionnel endurci.
Williams, ayant l'habitude d'écouter du jazz ou de la musique classique en travaillant, demande à Kahl: "Milt, vous arrive-t-il d'écouter de la musique classique pendant que vous travaillez ?"
Grave erreur. Milt Kahl hurle à la face du jeune dessinateur: "DE TOUTES LES FICHUES QUESTIONS STUPIDES QUE J'AI ENTENDUES, JE N'EN AI JAMAIS ENTENDU D'AUSSI STUPIDE ! JE NE SUIS PAS ASSEZ INTELLIGENT POUR PENSER À PLUSIEURS CHOSES À LA FOIS !"

L'animation est un domaine où c'est particulièrement vrai, je ne sais pas si c'est le cas dans d'autres corps de métier, mais j'aime bien cette anecdote :noel:
 

Tigrou

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Pourquoi de la rancoeur ? Parce qu'on n'est pas d'accord sur un sujet
Pour être précis, je faisais référence à "épargne-moi ton laïus", qui est plus rhétorique que véritablement argumentatif. Mais les citations ont sauté dans une relecture et mon message a perdu en visibilité. :thinking:

Ceci dit c'est vrai que ça commence sérieusement à tourner en rond. :srx:

T'es vraiment entrain de comparer une drogue auditive à une musique random là? :peur:
La comparaison est évidente dans le cadre de la discussion. Toutes deux sont de nature auditive et utilisées pour manipuler les humeurs. Mais dans un cas c'est conçu pour ça de A à Z, et dans l'autre c'est un usage détourné. :oui: (Ceci dit je ne sais pas à quel point il s'agit réellement de drogue auditive, ne prenons pas leur marketing pour la réalité.)

En vrai j'ai l'impression que le genre lo-fi hip-hop, (qui pullule sur YouTube) même si c'est sûrement pas la majorité, regorge de morceaux créés exclusivement pour qu'on puisse les écouter en travaillant, vu que c'est une musique plutôt simple et avec un rythme carré et régulier
Cela dit, je connais particulièrement bien l'addiction à la musique pendant le travail, car c'est la malédiction de la plupart des dessinateurs :fou:
C'est souvent très dur pour un dessinateur de travailler dans le silence complet si il en a pas l'habitude, pourtant c'est pas faute d'avoir été prévenus par les anciens
Histoire vraie pour le lo-fi hip-hop :noel:

Histoire vraie pour le dessin aussi. Ceci dit, le dessin se divise en phases créatives et en phases rébarbatives. J'ai découvert que les phases rébarbatives sont très adaptées à l'écoute de livres audios. J'imagine que c'est parce que ça ne prend pas la même moitié du cerveau ? 'Fin bref.

J'ajoute que, à titre personnel, il m'est beaucoup plus aisé de ne pas écouter de musique en travaillant sur téléphone que sur ordinateur. Je ne sais pas si c'est parce que je n'ai jamais été habitué à la musique sur mobile, ou parce que mon subconscient me pousse à dissimuler le bruit du ventilateur PC par autre chose. (Je suis tout à fait incapable de me concentrer sur du bruit blanc, même si beaucoup le font.)

Autre protip : travailler dehors. En plus d'être fort agréable, ça pousse moins à l'écoute.
 
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